Marseille : le candidat LFI Sébastien Delogu confronté à des soupçons de liens avec la drogue

upday.com 5 godzin temu
Sébastien Delogu le 14 janvier 2026 à Marseille MIGUEL MEDINA

La gendarmerie d'Aix-en-Provence a entendu dimanche le député LFI Sébastien Delogu, candidat aux élections municipales à Marseille, concernant des allégations de liens avec un trafiquant de drogue. Il réfute catégoriquement toute implication dans le narcotrafic, à quelques semaines du scrutin des 15 et 22 mars où le trafic de drogue constitue un sujet de campagne majeur à Marseille.

L'audition fait suite à des informations reliant Delogu à une enquęte qui a permis de démanteler un point de deal et d'arręter deux hommes. L'un d'eux aurait échangé avec le député concernant « la livraison de colis ». Son avocat Yonès Taguelmint a précisé que ces échanges portaient sur la réception « de meubles » et que « il s'avère que la personne qui travaillait pour la société de livraison a elle été condamnée pour trafic de stupéfiants dans une procédure dans laquelle nous ne sommes évidemment pas impliqués ».

Position de la défense

Taguelmint a affirmé sans ambiguïté : « Il n'y a aucun lien, de quelque manière que ce soit, entre M. Sébastien Delogu et le trafic de stupéfiants ». L'avocat a fourni aux autorités judiciaires des « justificatifs », « factures d'achat » et « bons de livraison » qui devraient selon lui « d'établir clairement la réalité des faits et d'acter la clôture de ce volet de la procédure ».

Il dénonce « une musique calomnieuse en cours » et appelle « les autorités compétentes » à « apporter toute clarification utile afin de mettre un terme définitif aux amalgames et insinuations ».

Réactions politiques

Le Printemps Marseillais, coalition de partis de gauche menée par le maire sortant Benoît Payan, a exigé « des explications » de Delogu. Sur son compte X, la coalition affirme : « Aucune forme de lien ne peut exister avec les narcotrafiquants ». L'équipe de campagne de Delogu dénonce quant à elle « une polémique infamante de l'extręme droite » visant le député.

Contexte marseillais

Les autorités pointent régulièrement Marseille, deuxième ville de France, du doigt pour le fléau de la drogue qui frappe certains quartiers où des clans rivaux se disputent le contrôle des points de deal. Si les autorités font état d'une baisse drastique des assassinats liés au trafic ces dernières années, des militants dénoncent une réponse principalement sécuritaire et regrettent le désengagement de l'État et des services sociaux dans les zones concernées.

Jeudi, les autorités ont exfiltré en urgence Amine Kessaci, 22 ans, militant marseillais et symbole de la lutte contre le narcotrafic, suite à une alerte sécuritaire. Il vit sous protection policière depuis août, après l'assassinat de deux de ses frères.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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